Eutonie
Démarche occidentale de prise de conscience de soi par l’écoute des sensations corporelles

Informations générales

Prendre conscience de son corps, en douceur et avec curiosité. Découvrir ses fragilités et ressources. Explorer, expérimenter, chercher les mouvements qui font du bien. S’approprier les outils de l’Eutonie pour se ressourcer et (re)trouver sa vitalité dans les activités quotidiennes et la vie professionnelle. Animé par Aude Cortes et Nicole Roques.

9 stages

1 stage par mois (6 stages le samedi et 3 stages en week-end) à suivre indépendamment ou en totalité. -15 % possible si inscription à tous les stages.

Samedi 14 octobre 2017
Horaires : 14h-17h. Animé par Aude Cortes. - 44 € le stage.

Week-end des 25 et 26 novembre 2017
Horaires : samedi 14h-17h15 et dimanche 9h-11h45. Animé par Nicole Roques. - 88 € le stage.

Samedi 9 décembre 2017
Horaires : 14h-17h. Animé par Aude Cortes. - 44 € le stage.

Samedi 13 janvier 2018
Horaires : 14h-17h. Animé par Aude Cortes. - 44 € le stage.

Samedi 3 février 2018
Horaires : 14h-17h. Animé par Aude Cortes. - 44 € le stage.

Week-end des 3 et 4 mars 2018
Horaires : samedi 14h-17h15 et dimanche 9h-11h45. Animé par Nicole Roques. - 88 € le stage.

Samedi 28 avril 2018
Horaires : 14h-17h. Animé par Aude Cortes. - 44 € le stage.

Samedi 26 mai 2018
Horaires : 14h-17h. Animé par Aude Cortes. - 44 € le stage.

Week-end des 16 et 17 juin 2018
Horaires : samedi 14h-17h15 et dimanche 9h-11h45. Animé par Nicole Roques. - 88 € le stage.

Diaporama

(diaporama : survoler l’image pour faire une pause)

En savoir plus…

www.eutonie.com

Avec Nicole Roques, diplomée de l’Ecole suisse d’Eutonie Gerda Alexander ®, membre de l’Association Française d’Eutonie Gerda Alexander ®

Avec Aude Cortes, ans de formation Ecole Française d’Eutonie Gerda Alexander à Paris.

L’Eutonie : késako ?

L’Eutonie, au premier abord, semble une simple technique du corps : un moyen, ou plus exactement un ensemble de moyens, pour éviter les tensions musculaires inutiles, retrouver la flexibilité native du tonus, maintenir la souplesse des articulations. Une gymnastique douce parmi d’autres, en somme, utilisant des baguettes de bambou et des coussins de noyaux (de cerises !), des balles de tennis ou des boudins de marrons, pour réveiller la peau, faire vibrer les os, détendre les muscles.

Mais l’Eutonie est dans le même temps un exercice de l’attention qui rend celle-ci plus précise et fa­vorise sa plasticité. Au cours d’une séance d’Eutonie, la conscience voyage dans le corps, des orteils jusqu’au sommet du crâne, de la surface de la peau vers les articulations du squelette, à travers les territoires complexes nommés par le savoir anatomique. Il est proposé à chacun d’être attentif à ses propres sensations, d’explorer les frontières de son corps, ses surfaces, ses volumes, et d’établir des contacts avec ce monde dont il fait partie. Le devenir-conscient du corps, de plus en plus subtil, loin d’être un repli sur son propre nombril est au contraire une ouverture, un élargissement, de l’atten­tion. Nous percevons plus vivement l’espace où nous nous déplaçons, nos mouvements, les mouve­ments des autres et leur présence. Notre sensibilité à la lumière et aux sons s’étend et s’affine. À la souplesse de l’attention, à la fluidité de la conscience, fait écho la flexibilité du corps.

La conscience, le corps : je ne suis pas sûre que cette dualité (cartésienne) puisse résister bien long­temps à une pratique au long cours de cet art. L’Eutonie n’est pas un sport, c’est une philosophie vé­cue !

Françoise Le Roux

À qui s’adresse l’Eutonie ?

Comment pratiquer l’Eutonie ?

En séances individuelles, séances collectives, stages d’une demi-joumée, week-ends, ou plusieurs jours.

Chaque séance est différente. Elle tient compte des besoins perçus chez les participants.

Par des consignes orales, l’eutoniste invite les personnes à une collaboration consciente et à l’observation vigilante de ses tensions, ce qui favorise la régulation tonique.

Par des moyens simples (étirements, toucher avec le sol ou avec des objets, repoussés…), dans l’immobilité ou le mouvement, chacun va à la découverte de son corps.

Chacun expérimente ce qu’il est, au-delà du jugement, de l’imitation ou de la suggestion.

Nicole Roques

Nicole Roques, professeur d’éducation physique et sportive, a suivi la formation professionnelle d’Eutonie Gerda Alexander en 1992 et obtenu en 1996 à l’issue des 4 ans d’études (dont 3 années à temps plein), le diplôme de l’école suisse d’EGA.

Depuis 2001, donne cours et stages d’Eutonie en libéral à Blanzat, banlieue proche de Clermont-Ferrand, à l’association des Ateliers de la Rue Raisin à Saint-Étienne et depuis 2008 à l’association Géode (association de développement personnel) à Riom.

Son intérêt pour le corps et les activités artistiques l’ont amenée à proposer différents stages en co-animation avec des artistes : peintre, calligraphe, atelier d’écriture, audiovocaliste (écoute et voix), musiciens…

A participé à la création en 1997 de l’Astragale (association qui propose, pour les musiciens, instrumentistes et chanteurs, une approche corporelle avec l’Eutonie) et à l’animation de stages au sein de cette association jusqu’en 2005.

A collaboré avec des institutions dans le domaine de la musique (CEFEDEM Rhône-Alpes, ADDM du Puy de Dôme, ADMC du Cantal) et avec l’Éducation Nationale, dans le cadre de la formation continue des enseignants d’EPS.

Bibliographie

L’Eutonie, un chemin de développement personnel par le corps
Gerda Alexander, éditions Tchou/Sand

Eutonie et relaxation
Gunna Brieghel-Müller, Éditions Delachaux et Niestlé

Vivre en harmonie avec son corps par l’Eutonie
Mariann Kjellrup
Éditions Dangles (Psycho-soma)

Les enfants et l’Eutonie
Jennie Windels, Bernard Giovanangeli Éditeur

L’Eutonie Gerda Alexander®
Dominique Duliège Bernet-Danilo éditions, collection Essentialis

Témoignages

Témoignage de Nicole

C’était un des premiers stages « eutonie-création de forme » que je faisais. Au cours de la séance d’eutonie, mon attention était portée sur l’un de mes pieds qui me faisait mal. Aussi quand la consigne fut de « modeler une partie du corps à partir de nos sensations », c’est le pied que j’ai choisi.

A partir d’une boule de terre, les yeux fermés, je laisse faire mes mains. Sensations dans le présent de mes mains en contact avec la terre, sensations de mes pieds dans le présent et dans le souvenir de leur consistance, de leur forme, de leurs creux et de leurs bosses… Je m’attache aux orteils, et à leurs différences.

Peur de casser… peur de détacher les orteils en les séparant.

Enfin, je renonce à bien faire et je prends le risque de tout perdre.

Le temps de l’expérience s’achève.

Nous présentons notre « oeuvre » au groupe. Et je suis étonnée de ce que je vois : j’ai travaillé les orteils et pourtant, tout le relief la plante du pied s’est faite sans que je le cherche,… je me demande pourquoi j’ai fait le haut du pied arrondi et j’apprends que l’astragale, os du pied qui s’articule au niveau de la cheville, a cette forme.

Je suis étonnée de ce que ce pied me révèle de moi : chaque orteil me parle et a une histoire, une signification, … pour moi.

Et je suis très heureuse de constater que j’ai choisi de modeler le pied qui ne me faisait pas mal.

Fragments d’un journal intime (Françoise)

samedi 1er octobre 2005

Les pieds, mes pieds, nos pieds de plantigrades. Jamais encore je n’avais éprouvé ainsi la complexité de leur structure, la courbure de leur voûte, la multiplicité de leurs articulations, et le retentissement de leur état sur l’ensemble du corps. Le bienfait de la séance a été durable, j’ai pris un plus grand plaisir que d’ordinaire aux marches matinales avec nos compagnons digitigrades !

samedi 5 novembre 2005

Les variations du tonus. La séance m’a rendu perceptible une différence entre le haut et le bas de mon corps, l’un plus tendu, serré, l’autre plus fluide. Je sens bien que l’harmonie est à chercher dans une répartition égale du tonus et dans sa mobilité. Il reste du chemin à parcourir….

samedi 3 décembre 2005

Sortie de cette séance dans un état de bien-être joyeux, jambes souples, colonne bien en place, et encore étonnée par l’expérience de la relative indépendance des clavicules et des omoplates par rapport à la cage thoracique. Au cours de la séance en effet, après un travail d’exploration du sternum, un mouvement à partir de l’acromion entraînant le glissement de la clavicule et de l’omoplate, m’a donné l’impression, très forte et très surprenante, de déployer comme des vestiges d’ailes…. Je vais essayer de trouver des informations sur l’étude comparée des squelettes et l’évolution des espèces.

03/04 février 2007: prise de conscience de la peau, surface de contact entre le dedans et le dehors, surface étendue et sensible. Je suis partie plus volumineuse, et détendue.

30 mars/ 1er avril 2007: réveil des articulations, y compris les moins mobiles, comme celles du bassin avec le sacrum. Travail aussi sur la colonne, à l’aide d’une balle de tennis. Recherche de mouvements infimes, de l’intention de mouvement. Dans un état entre veille et endormissement, grand bienfait.

08/09 novembre 2008 : les gestes de la vie courante.

S’étirer au réveil, réveiller sa peau sous la douche, s’asseoir et se lever, monter et descendre les escaliers. Chercher l’économie des gestes, faire attention à ses besoins.

07/08 décembre 2008 : mains et pieds.

Complexité de leur structure osseuse, multiplicité des articulations. Différences dans les possibilités de mouvements, plus limités pour les membres « inférieurs », plus nombreux et variés pour les membres « supérieurs ». La mobilisation des bras fait surgir pour moi l’image d’une puissante éolienne. Importance des pieds ; l’équilibre n’est pas immobilité.

28 février/ 1er mars : les articulations.

Celles des jambes, chevilles, genoux, hanches. Celles des bras, poignets, coudes, épaules. Celles de la colonne vertébrale. Si complexes, parfois si fragiles, elles rendent possibles les mouvements, toutes sortes de mouvements, mais pas n’importe lesquels. Après l’exploration des jambes, je m’éprouve comme un échassier ; après l’exploration des bras, c’est la figure de l’ange qui s’impose !!!

Témoignage de Josette

Quand je sors d’une séance d’eutonie, j’ai la sensation d’avoir retrouvé mon corps en entier, souple et fonctionnel; alors que j’arrive avec la sensation que je suis “fatiguée” et que les seuls endroits de mon corps que je sens sont ceux qui sont contractés .

C’est vrai que c’est un moment de détente mais aussi de dynamisme; et parfois, dans la vie quotidienne  je recrée les conditions pour retrouver ces sensations; ça peut m’aider à m’endormir comme à me réveiller ou à porter des paquets .

C’est toujours un émerveillement de sentir comme le squelette est magnifiquement agencé, qu’une  pichenette à une extrêmité peut  ébranler tout le corps. Et voir comme mes articulations se plient….un peu, beaucoup, pas du tout.

Témoignage de Monique

Il y a 18 ans que j’ai découvert l’eutonie et j’en ressens encore chaque fois les bienfaits.

C’est pour moi un temps de pause, d’écoute et de retrouvailles. Avec son corps dans un travail de découverte et de réconciliation. Avec soi dans ce jeu incessant de la symbolique du corps.

Avec la Vie dans cet apprentissage de l’acceptation de ses limites. Avec les autres, là, semblables et différents. Chacun à l’affût de ses propres sensations avant, après, dans son espace intérieur, sa peau, ses os, ses muscles profonds… Pour repartir avec un tonus plus adapté, un respect plus grand de son corps : “Là où j’en suis!”

J’aime ce temps où l’on fait le point sur son état corporel depuis la dernière fois, chacun sur son tapis, ensemble. En soi, pour être plus à l’écoute de ce qui va être “proposé”, en soi pour être plus concentré sur ses propres ressentis, en soi pour être plus juste dans les exercices à deux. Sans a priori. Dans la liberté des consignes.

J’aime le rituel des “inventaires” où chaque partie du corps est palpée, tapotée, reliée à l’ensemble… Revivifiée, désignée par un vocabulaire précis, réajustée par l’observation objective d’un livre d’anatomie ou d’un squelette..

Tout mouvement ou non-mouvement est une observation… du chaud, du froid, du volume, de la densité, de la qualité. Chaque séance est une découverte! Parfois déroutante, parfois exaltante. Chaque exercice est une expérience!

J’aime le travail sur les appuis, les repoussés, les dessins dans l’espace… les baguettes de bambou, les ballons souples et multicolores, les petits coussins de marrons ou de noyaux de cerises, réchauffés ou bien frais, selon la saison…

J’aime les images, les mots qui naissent, impromptus, venus… des profondeurs du corps.

Témoignage de Marie-Odile

Après le stage d’eutonie, j’ai joué un peu d’alto, instrument avec lequel je suis encore très empruntée en tant que débutante.

J’ai senti en travaillant un grand changement du côté droit, qui équilibrait toute ma posture. J’ai senti que je pouvais ancrer mon pied droit dans le sol, sans pour autant fermer le côté correspondant et projeter la taille vers la gauche. Au contraire, l’ancrage du pied droit faisait s’ouvrir ce côté, un peu comme un soufflet (un ressort naturel ?) et me donnait une plus grande liberté et une meilleure direction d’archet, soulageant beaucoup de tensions dans le dos. C’était comme d’ouvrir une aile qui serait restée jusque là collée au corps sans pouvoir se déployer.

J’ai senti ensuite cette même sensation dans des gestes de la vie quotidienne.

Galerie

(cliquer sur les vignettes pour agrandir)